« CapitaListe » le film, une expérience traumatisante

Retrouvez notre critique du film de la CapitaListe, une expérience dérangeante qui en traumatisera plus d’un.

film-capitaliste

Âmes sensibles s’abstenir.

Dès le début de la projection, le spectateur est complètement désarçonné. Pas de musique, un écran noir, on découvre l’inquiétante inscription CapitaListe se rapprocher peu à peu. Ce mot est susurré à notre oreille, donnant l’impression de pénétrer dans une forêt cauchemardesque, où la végétation aurait vu sa vitalité aspirée par les ténèbres. Soudain, une image apparait, et surtout un cri, mais quel cri. Un cri strident, un mystérieux « Zadig ! » qui sonne comme une plainte, ou plutôt semble exprimer une souffrance atroce. La violence de cette ouverture est magnifiée par la créature démonique à l’origine de cette attaque auditive, une bestiole d’un jaune agressif, aussi petite qu’effrayante, sortie tout droit de l’Enfer de Dante. Déjà sous le choc, le spectateur va assister à une scène traumatisante. Le silence reprend, non pas un silence apaisant mais un silence de mort qui met l’emphase sur ce qui va suivre, un silence encore plus marquant que les coups de violons de Psychose. Un terrifiant bras mécanique sort de nulle part, happe la créature pour la ramener dans son monde. Deux personnages humains, aussi alarmés que nous, se retournent avec stupeur, augmentant l’aspect dramatique de la séquence. Dans un ciel torturé s’élèvent des rires infernaux et une épouvantable tête de chat vidé de son âme. Alors qu’il nous est difficile de garder les yeux ouverts, nous sommes projetés aux confins de la galaxie. Deux silhouettes menaçantes se dévoilent dans un décor fantastique et angoissant, des voix tourmentantes s’élèvent pour annoncer ce qui ressemble à une curieuse prophétie. L’immonde tête de chat surgit à nouveau pour nous épouvanter pour de bon. Le décor s’embrase alors, ces flammes dansantes de l’enfer sur lesquels les personnages d’un air sadique se délectent de notre souffrance. Alors que le chat jailli une troisième fois, deux nouvelles créatures lugubres viennent nous tourmenter, accompagnées d’un assourdissant « Azur Melkiiiic » et d’un dérangeant « Jeaaanne ». Le film se clôt enfin, brusquement, après avoir constaté la peur des deux humains, non sans un dernier écran similaire en tous points au premier, achevant le processus traumatisant. Ce film n’est pas à mettre devant tous les yeux, pour ceux qui souhaitent tenter l’expérience sachez que personne n’en ressort indemne.

Marin Pugnat

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