Les listes de première année s’affrontent dans l’arène du Danube

Hier en amphi Danube se jouait dans une ambiance crispée, le coeur de la campagne BDE, le débat des listes. Première partie du débat, on commence par les 1A. Un débat tantôt tendu, tantôt puéril, qui n’a pas été loin de s’achever dans un chaos général, durant lequel les différentes listes ont peu avancé leurs arguments et exposé leurs faiblesses.

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« L’arène » Danube. Crédits: Clara Marchaud

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De gauche à droite: Arnaud Cholous (BalkaListe), Marine Alonso et Eness Cioban (Famiglia Sciencespone), Viktor Novel (The Breaking BDE). Crédits: Clara Marchaud

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Louis Brune et Viktor Novel délivrent leurs discours introductifs en anglais et en français. Crédits: Clara Marchaud

C’est avec seize minutes de retard, dans la plus pure tradition sciencespiste, que Thomas Poloniato, aka « Polo », donne le coup d’envoi du débat entre listes de première année. Par un discours introductif, elles donnent le ton. The Breaking BDE, en deux langues, joue la carte du multiculturalisme en rappelant les origines diverses de ses membres, sans oublier de « saluer » le Minicrit et d’évoquer les soirées. La Famiglia Sciencespone se veut une bande d’amis mafieuse aux personnalités différentes et voit le campus une grande famille (une famille sacrément consanguine alors). La BalkaListe, interrompue au début de son discours par une déclaration d’amour d’un membre de l’audience dons nous préserverons l’anonymat, compte une nouvelle fois sortir du rang. Pour elle le campus va mal depuis l’annonce de la fin de leur campagne, ils lancent alors un « elle vous a compris » et après une attaque aux autres listes et à notre journal annoncent leur retour dans l’ovation générale.

 

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Marwan Dupuis annonce le retour de la BalkaListe dans un discours offensif. Crédits: Clara Marchaud

C’est au tour de Polo de faire vaciller les candidats. On notera une remise en cause de la compétence de la Famiglia fondée sur la teinte capillaire dominante en son sein alors que le Breaking BDE est accusé de débauche. Le choix de la figure de Balkany est critiqué, trop franco-française à son goût mais une figure que les étrangers doivent apprendre à connaitre pour ses disciples. Lorsqu’il interroge le Breaking sur son expérience, Viktor Novel semble complètement désarçonné et laisse son compère Louis Brune égrener son CV. La tension monte lorsque lancée par Polo la Famiglia décrit les balkaniques comme sympa mais copieurs et accuse l’autre liste de vouloir faire le chef. La BalkaListe retournera plus tard l’accusation de plagiat. Chacun accusant l’autre de l’avoir copié, ces sciencespiste juvéniles nous rappellent qu’il n’y a pas si longtemps ils étaient encore sur les bancs du lycée. Polo poursuit son travail de déstabilisation en s’attaquant cette fois aux compétences de Photoshop peu académiques du Breaking, qui interprète cela comme de la simplicité provocant un certain scepticisme dans l’assemblée. Il épingle Marwan sur son poste de directeur de pôle au KalinKrit. Celui-ci rétorque en présentant son rôle de BDE comme purement représentatif. Un vice-président inactif, Zadig et ses nuits de deux heures à la fin de l’année appréciera.

Le temps des promesses arrive. La Famiglia annonce un partenariat « éventuel » avec un « lieu secret », on repassera pour la prise de risque. Le Breaking annonce un partenariat avec un grossiste en vin, mais aussi avec un professeur de droit international (dont l’intérêt reste à prouver) et une participation au déjeuner des associations (qui sera difficile à tenir selon le BDE sortant). Le nettoyage du BDE se révèle un enjeu central du débat. Deux visions s’opposent : est-ce le rôle du BDE de nettoyer ou est-ce celui de tous les étudiants ? Le Breaking opte pour la première option au grand dam du BDE sortant devant le risque de voir leurs rares heures de loisir s’estomper. Les autres préfèrent organiser un roulement forcé, une nouvelle occasion pour tous de s’accuser de « copiage ». « On pense que vous êtes des adultes », lâche un intervenant, ce n’est pas forcément réciproque.

C’est au tour du public de cuisiner les candidats. L’occasion pour certains de laver leur linge sale en famille dans une ambiance plus ou moins bon enfant. On en apprend un peu plus sur les qualifications des candidats. Ainsi Arnaud a eu 19 au bac en maths (Sébastien nous ayant prouvé que la qualité d’un trésorier ne dépend pas de cette note), Marine a siégé au conseil municipal des enfants, Eness a géré le social media du Lycée. Autant vous dire que l’on commençait à s’ennuyer lorsque soudain la BalkaListe nous surprend une nouvelle fois, son sens de la mise en scène n’est plus à prouver. Les Lumières se rallument après quelques secondes d’obscurité et les représentants de la BalkaListe ont changé, la shadow-liste sort de l’ombre et prend le pouvoir. Le débat termine en roue libre. On annonce la destitution de Marwan, ses successeurs se présentent comme des mâles virils et s’en prennent au féminisme, promettent un kebab à 1au Krusty, Viktor Novel lâche un « si Dieu le veut » sorti de nulle part. Pendant ce temps la Famiglia, questionnée sur sa vision du rôle du BDE, impressionne par son éloquence : « Le BDE c’est des étudiants », « c’est d’être ensemble en même temps ». Polo met alors fin à ce grand moment de la démocratie dijonnaise, alors qu’à l’heure où l’on écrit on ne sait pas si la BalkaListe compte briguer la vice-présidence du BDE.

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La prise de pouvoir de la Shadow-BalkaListe. Crédits: Clara Marchaud

 

Marin Pugnat

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